Une victoire qu'il faut consolider dans les fondements

Il y a des instants qui se savourent et que nous prolongeons en de longs moments de silence heureux. Dimanche 6 Mai, ce que les réseaux sociaux annonçaient déjà depuis une heure s'est confirmé : Nicolas Sarkozy apprenait que son "contrat" avec le peuple français s'arrêtait là, et que le mandat présidentiel était confié à François Hollande. Crée le 1er janvier 2012, cette défaite de l'un, cette victoire de l'autre, était l'une des raisons d'être et l'un des objectifs de "Cent pour Cent à Gauche". Car, depuis dix ans, nous avons trop soufferts. A cause des politiques économiques ineptes menées depuis dix ans, et soutenues par des "experts", "économistes", des centaines de milliers de citoyens ont vu leur vie personnelle passer de la tranquillité, de la stabilité, aux problèmes permanents. Et s'il ne fallait retenir qu'un fait parmi les si nombreux faits et fautes de ces 10 ans d'une droite toujours plus haineuse contre la majorité des citoyens, ce serait celui-là : Messieurs Sarkozy, Fillon, et consorts ont la responsabilité d'avoir conduit des centaines de milliers de citoyens dans des situations et des états dramatiques. Ils ont fait des choix et travaillé CONTRE notre majorité civique. Ces faits-là, ces malheurs, ces souffrances, la langue bureaucratique et parisienne en parle à travers des mots fourre-tout, le "chômage", la "précarité". L'humain qui se noie dans les problèmes est noyé dans une mer d'indifférence, la "conscience" parisienne qui domine la France. Parce que pour vivre à Paris, il faut soit avoir des revenus élevés et du coup, être en situation de ne pas comprendre les difficultés de la majorité pendant ces 10 dernières années, ou faire partie des "esclaves" que la grande bourgeoisie des 16ème arrondissement, 8ème, 5ème, 6ème, 17ème, garde auprès d'elle pour la "servir" (en faisant louer politiquement le "développement d'une économie de services"). La spéculation immobilière a, elle aussi, de force, contraint les familles modestes à déménager. Et dans cet immobilier parisien des appartements et des maisons dont la valeur est estimablement hyper élevée, il y a ce "palais de l'Elysée", occupé par un Parisien emblématique. Mardi, François Hollande va s'y installer et nous regrettons que, A GAUCHE, il n'y ait pas eu de débat sur un projet de déplacement de la vie présidentielle ailleurs que sous les ors élyséens, inadaptés pour une République. Si le serviteur zélé de la Finance internationale est contraint de partir, celle-ci est toujours là, et ces esclavagistes continuent d'agir contre les peuples, contre la Nature elle-même. L'intention de proportionnalité dans la participation des efforts (demander peu à celles et ceux qui ont peu, beaucoup à celles et ceux qui ont beaucoup) a été affirmée à maintes reprises par le nouveau locataire de l'Elysée, mais seul importe les modalités techniques de sa traduction dans une politique économique. Le monde de la production et des échanges sociaux-économiques est à la fois foncièrement simple, parce que ses bases historiques sont toujours les mêmes (le travail crée l'être de l'avoir), et complexe, parce que les facteurs se sont multipliés, nationalement et internationalement. Face à la complexité, l'ex-locataire de l'Elysée agissait comme s'il savait tout par lui-même, comme s'il avait tout compris par lui-même. Il était comique ET tragique de l'entendre prétendre donner des leçons à l'occasion d'émissions télévisuelles. Le nouvel élu devrait rompre avec cette "théorie-praxis" présidentielle mensongère et dangereuse. Et pour cela, au lieu de faire COMME SI, il savait tout et avait tout compris, il pourrait et devrait REUNIR des hommes et des femmes d'horizons multiples, et les engager aux débats, aux propositions. Les urgences sociales sont indéniables, mais il est surtout urgent de donner du temps au temps de l'intelligence analytique. Et cela ne devrait pas être une méthode provisoire, ni suffisante. "S'élyséant", le "Président" se bunkérise : cette maison est caricaturalement parisienne, et en son sein, le Président est cerné, entouré par une armée de conseillers qui font barrage, filtrage. Le futur ex-locataire s'était lui bunkérisé au carré, en y ajoutant ses projections personnelles. De la France, il ne voyait et n'entendait rien, par choix. Il faudrait donc que le "Président", à l'écoute, par exemple des "économistes atterrés" et pas seulement du petit cercle qui alimente l'émission "C dans l'air" en analyses et propos systématiquement réactionnaires, aille à l'écoute des citoyens, et pas en un aller-retour dans la même journée, mais en passant plusieurs jours, dans une même ville, dans une même région. Idéalement, il faudrait qu'une nouvelle Constituante prépare le terrain d'une nouvelle Constitution, mais sans attendre, François Hollande peut changer la présidence de nature, par des pratiques nouvelles - peut et doit, mais en a t-il l'intuition et la volonté ? D'un "braimstorming" géant, de nouvelles règles, fiscales, juridiques, peuvent germées, apparaître, être mises en oeuvre, et "réformer" réellement la France quand l'UMP s'est servi de ce verbe pour tout et rien, surtout pour ne rien changer des structures profondes, pour qualifier de "réformes" de pures et simples suppressions de moyens et de postes. Face à une Union Européenne dominée encore par une coalition anglo-saxonne d'ultra-libéraux, il ne doit pas attendre de celle-ci les bonnes impulsions. La Chancelière allemande ne variera pas d'un iota de ses dogmes UMPistes. Or en France la politique UMP de ces dix dernières années a été sanctionnée. Et l'année prochaine, les Allemands vont avoir l'occasion de confirmer les élections dans les régions. Il faut donc faire pendant un an "sans" l'Allemagne, c'est-à-dire avec, à minima. Mais les blocages de l'UE ne doivent pas servir de prétexte à une politique du statu quo et elle aussi à minima en France. En un mois et demi, les citoyens peuvent être convaincus que des forces de changement agissent - ou pas. Avec d'autres, nous en serons et nous y contribuerons. 

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Michel Cornillon : pour une Gauche attentive, réflexive et active

1 - Michel Cornillon, Raymond Aubrac vient de nous quitter. Le régime le plus pétainiste depuis 1945 a tenté de nous faire croire qu’ils lui rendaient sincèrement hommage. Dans votre ouvrage, vous évoquez cette persistance du pétainisme à la tête de la République. Comment  l’expliquez-vous ?

Je me suis intellectuellement imbibé de l’idéologie nazie (donc pétainiste) lorsque je me suis lancé dans l’écriture de mon dernier roman, Auschwitz Karnaval. À la faveur de quoi je me suis rendu compte que la dénazification, si elle avait été plus ou moins bien menée en Allemagne, ne l’avait guère été en France. Ainsi, la partie de la droite française qui avait joyeusement collaboré avec la peste hitlérienne, et qui s’était enrichie à cette occasion, s’en était à peu près tirée à la Libération. Seuls, quelques individus avaient été passés par les armes. Mais surtout, nul ne s’était à l’époque avisé de rechercher les causes de la trahison (1, NDLR). Causes que je résumerai en ceci : l’appât du gain doublé de la fascination devant la manière totalitaire de diriger les nations : une “élite“ au pouvoir, quelques personnes indispensables pour la seconder, le reste corvéable à merci… Or, si nous nous plaçons du côté du pouvoir néolibéral qui sévit actuellement, en va-t-il autrement ? Nos actuels donneurs d’ordres, parmi lesquels nos gouvernants, n’ont que faire des individus. Seuls compte le bénéfice qu’on peut en tirer. Dans cette optique, Sarkozy aux obsèques de Raymond Aubrac, Sarkozy au plateau des Glières, tout cela me paraît une injure aux victimes du nazisme comme aux promoteurs de notre modèle social !

2 - À plusieurs reprises, vous faites référence à l’émancipation vers les Lumières, au18ème siècle. Un intellectuel conservateur a prétendu nous expliquer qu’il y aurait eu une "défaite de la pensée " et que les progrès intellectuels auraient été stoppés. Pourtant, depuis 1945, les Lumières ont repris leur rayonnement. Comment analysez-vous notre situation de ce point de vue ?

Je fais référence au siècle des Lumières d’une part, et d’autre part à l’émancipation de l’être humain, c’est-à-dire à l’évolution de l’humanité, à son élévation vers un mieux. Or, cette évolution loin d’être continue, procède par à-coups. Ceci, de par la volonté, réactionnaire et désespérée de certains de protéger les fortunes mal acquises, les privilèges outranciers, le pouvoir qu’on ne veut pas partager. Et par la peur intime de changer, de naître à autre chose. Donc, au 18ème siècle, à la suite de la semaille des Lumières sous l’action de nos philosophes, remplacement du dogme par la raison, révolution politique et sociétale, instauration de la république, transformation de la condition humaine, bond en avant de la pensée positive. En même temps, réaction négative de la part des nantis, et par moments leur triomphe : Restauration, Empire, sclérose de la pensée… Et à nouveau, en 1848 et 1871, remise en route de l’évolution : arrivée de Marx, puis de Jaurès, et de nouveau la réaction, guerrière cette fois-ci : 1914, 1939. La Résistance enfin, puis la Libération. Et depuis, une nouvelle et lente régression. Si on considère que les périodes de grand chambardement (1789, 1848) permettent au peuple de progresser dans les domaines de la justice, du partage de la richesse et du pouvoir, de l’élévation du niveau de conscience, les périodes de réactions le font au contraire régresser. C’est, je suppose, ce qu’entend votre intellectuel conservateur lorsqu’il fait allusion à une défaite de la pensée. Et cet intellectuel a raison : Nicolas Sarkozy, qui n’a pas compris que l’apparition de l’ordinateur allait provoquer un nouveau saut de l’humanité vers plus de conscience et de compréhension du monde, qui a freiné des quatre fers pour ne partager ni pouvoir ni richesse, a plongé notre pays dans la Grande Régression si bien décrite par Jacques Généreux. Ainsi, après chaque réaction, un nouveau départ et de nouveaux progrès : l’après-sarkozysme s’annonce donc libérateur de nos énergies et de nos idéaux. Et si ce n’est pas Mélenchon cette fois-ci, ce sera demain son prolongement : le Front de Gauche et ses idées, la révolution citoyenne, la VIèmerépublique.

3 - Depuis quelques jours l'UMP nous assène que, sans eux, la civilisation serait en danger, alors que nous sommes nombreux à penser qu’elle est en danger avec eux et à cause d eux. Quel bilan faites-vous de l UMP “civilisatrice“ ?

Bilan catastrophique ! Mais au fait, de quelle civilisation est-il question ? De la civilisation chrétienne moribonde, ou de la civilisation matérialiste qui a mis la terre en danger, et qui entend bien continuer ? Si nous voulons sauver la terre, sauver l’humanité, il nous faut d’abord abattre le capitalisme. Le capitalisme n’a eu de raison d’être que dans l’exploitation de la machine à vapeur et de celles qui lui ont succédé. Or, cet outil, la machine, venue remplacer la main de l’homme et la puissance du bœuf sans que l’ancienne noblesse y puisse rien, a coïncidé avec la révolution de 1789 et un changement radical de régime. Gageons donc que le nouvel outil de l’humanité, l’outil du partage du savoir, l’outil non plus de la main et du bras mais celui de l’esprit, aura la même conséquence bénéfique : la mise au rebut du capitalisme, de l’UMP du même coup. Tous deux sont dépassés, obsolètes, maléfiques.

4 - Dans votre ouvrage, vous parlez du clan des frères Sarkozy, en 2012 bien méconnu. Quels liens ont-ils ?

Les trois frères Sarkozy et leur demi-frère, outre leur lien de fratrie, qu’on supposera affectif, ont un intérêt commun : l’argent et le pouvoir. L’un, président de la République française, veut réformer (privatiser) l’assurance vieillesse pour qu’un de ses frères développe dans le domaine de la retraite ses activités d’assureur ; qu’un autre profite de la manne des dépenses de santé à la faveur entre autres d’un plan Alzheimer bidouillé dans ce but ; que le troisième enfin, de son poste d’administrateur d’une des plus grandes multinationales américaine, dirige ce petit monde loin des oreilles indiscrètes. Il y avait aussi le fils Jean, promu à la direction du quartier de la Défense, mais cette affaire lui est passée sous le nez. Ce qui n’aura aucune importance pour lui : d’après son ami Balkany, il se destine à une brillante carrière politique. À moins que d’ici là… on ne change de civilisation !

5 - Dans votre ouvrage, vous exprimez des sentiments très pessimistes, notamment la perspective d’une guerre qui conduirait à un massacre des citoyens. Vous citez même Viviane Forrester selon laquelle nos dirigeants auraient moins besoin que jamais des citoyens-producteurs. Mais au contraire ne sont-ils pas, comme jamais, hyper dépendants du travail et du soutiens, du vote des citoyens ? Et contre une guerre mondiale, le pouvoir des citoyens mobilisés ne serait-il pas énorme et déterminant ?

Lorsqu’un individu n’a plus aucun argument à opposer à un adversaire, sa réaction est de sortir les crocs, ou les poings, ou une arme. Pareillement, lorsqu’un système politique ne peut plus gérer ni le chômage, ni la misère grandissante, ni la révolte sociale, ni les problèmes écologiques qu’il a engendrés, non plus que ses propres finances, que fait-il ? Comme en 1914, comme en 1939, il cherche sa survie dans une guerre la plus meurtrière possible. À l’issue de quoi plus de problème de chômage, ni de problèmes sociaux, mais au contraire la perspective d’une reconstruction qui emploiera les énergies des survivants et permettra la reprise des affaires. Là se trouve le danger qui nous guette, d’autant que les motifs de conflits ne manquent pas. Et d’autant que la théorie du “choc des civilisations“ fut peaufinée dans ce but par quelques excités.

Regardons quelques années en arrière : précédant la finance, les tours du WTC se sont effondrées sous les yeux du monde. Mais qui nous dit que Ben Laden a véritablement fait le coup ? Pour envahir la Pologne, les nazis avaient mis en scène l’attaque par un commando polonais d’une de leurs stations radios. Or, le soi-disant commando était constitué de SS, lesquels furent éliminés par leurs congénères sitôt leur forfait accompli, et l’on sait ce qu’il est advenu dans la foulée. L’affaire du WTC a semble-t-il foiré, mais rien ne nous dit que ce n’était pas une première esquisse. Quoi qu’il en soit, l’affaire a mené en Afghanistan, puis en Irak, et Ben Laden a paraît-il été tué. Ses affaires ont disparu, son corps a été jeté en mer, là où nul n’ira le chercher. A-t-il seulement existé ?

Oui, possibilités de guerre, avec cette fois des armes de destruction massives. Pourtant, l’espoir existe, et les citoyens, à la prochaine alerte, auront leur mot à dire. L’humanité se trouve en effet à un moment charnière de sa vie : munie de l’arme de son suicide, ayant en même temps effectué son premier pas hors du berceau de son enfance, elle s’apprête à passer de l’adolescence à l’âge adulte, et je ne pense pas qu’elle ait encore l’intention de se laisser mener par le bout du nez. En cela, un homme comme Jean-Luc Mélenchon l’aide à prendre conscience de sa richesse, parallèlement des dangers qui la guettent. Mais j’oubliais une partie de la question… La démocratie ? En période de guerre, on l’oublie ! Le travail des citoyens ? D’ici vingt ans, plus guère besoin de travailleurs : on aura des robots.Tout est donc à changer dans l’organisation de nos sociétés. Sous peine de mourir, partage de la richesse, partage de la culture et partage du pouvoir.

6 – Votre ouvrage, de par son titre, évoque la personne de Jean-Luc Mélenchon. La campagne présidentielle pour le premier tour se termine ces jours-ci. Quel bilan faites-vous de la campagne du Front de Gauche ?

Dans cette campagne, Jean-Luc Mélenchon aura fait un travail extraordinaire, et je suis fier non seulement de l’avoir suivi, mais également d’avoir participé, de ma plume, à son action en vue du réveil de la France, de l’Europe et de l’humanité et de ses peuples. Car J-L M, contrairement à un Copé ou un Sarkozy, n’a pas sa seule personne, ni même le peuple dont il est issu, comme objectif de sa réussite. C’est un visionnaire et un démiurge, il veut la terre entière, il a raison. En ce qui concerne la campagne du Front de Gauche dans mon département, je serai beaucoup plus mesuré. Après avoir adhéré au PG, puis au PCF, je me suis éloigné de ces deux formations pour ne plus appartenir qu’au FdG, lequel n’a de réalité que virtuelle. Et je n’y ai vu que l’habituelle routine du tractage, du boitage, des réunions qui ne servent qu’a se retrouver, rarement à discuter sur le fond, encore moins à prendre en compte les idées spontanées, celles qui ne proviennent pas de l’appareil des partis, mais d’ailleurs. De gens comme moi, d’intellectuels dont on a dit autrefois (et on continue) qu’il fallait se méfier. Face à l’extraordinaire ambiance des meetings, face aux discours enthousiasmants de Jean-Luc, j’ai regardé mes camarades bardés de leurs certitudes, bardés de leur expérience et de leur bonne conscience. J’en aurais pleuré. Mais je le répète, je n’ai pu observer que mon département. Département dans lequel J-L M et ses disciples vont avoir du pain sur la planche !

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Les syndicats français : est-ce que l'UMP aimerait les faire disparaître ?

Dans son discours de Bordeaux, le locataire de l'Elysée a répété qu'une bonne politique économique n'avait pas pour but de faire plaisir à des syndicats - mais il est vrai que le "syndicat" patronal est globalement satisfait de lui. Et ce dimanche, Luc Chatel remet le couvert : "Hollande parle aux syndicats, Sarkozy aux Français" - à certains Français, mais ni aux dirigeants des syndicats de salariés et d'ouvriers, avec lesquels le "dialogue social" a été nul, ni aux membres des syndicats, ni aux sympathisants des syndicats. M. Hollande parle t-il aux syndicats ? Incroyable ! Un possible Président de la République, à l'instar de Jean-Luc Mélenchon, parle avec les organisations syndicales et leurs dirigeants ! Incroyable ! Car ce qui est en effet incroyable, républicainement inadmissible, c'est que le locataire de l'Elysée depuis 5 ans n'a ni parlé ni écouté les syndicats, comme si ceux-ci étaient toujours dans l'erreur, la surenchère, etc. De telles convictions et sentiments sont propres à l'extrême-droite depuis longtemps. Un candidat devenu chef de l'Etat en a fait sa ligne de conduite permanente. Et de quel "droit", étant donné ce qu'est la Constitution et le Droit Français ? La 4ème République d'après guerre en a fait un de ses principes. 60 après son intégration dans le Droit français, le syndicalisme est constitutionnalisé. Mais depuis, la Constitution de la 5ème République gaullienne les a marginalisés, même si la Constitution de la 4ème République, supplantée, n'a pas été éliminée par la dernière, selon le principe hégélien de la sursomption. Reste le principal : leur Histoire. Qu'ont-ils fait ? Que font-ils ? Que veulent-ils faire ? La semaine de 40 heures a été proposée par la CGT dès 1906. Il aura fallu attendre 40 ans pour que les dirigeants de la République donne raison à cette demande des salariés, relayée par la CGT, mais dès cette époque, dénoncer par un patronat qui parle de ce qui ne le concerne pas. Car les conditions de travail et les revenus des ouvriers et des salariés sont radicalement différents de ceux des actionnaires principaux des entreprises. Le passage aux 35 heures a prouvé que les capacités d'organisation des entreprises permettent de maintenir et même d'accroître la productivité de celles-ci, alors que le temps de travail hebdomadaire baissait. Le souci des employeurs quant à la production n'aurait donc jamais dû viser le temps de travail des ouvriers-salariés quand dans le même temps que certains passaient et passent encore la plus grande partie de leur vie à travailler, d'autres, les actionnaires, vivent des rentes/dividendes pour vivre sans travailler. Les efforts patronaux de ces 20 dernières années pour faire stagner les salaires ont gagné, dans la plupart des entreprises. Pendant le même temps, les revenus patronaux augmentaient, ou explosaient. Les syndicats interpellent les dirigeants d'entreprise sur ce point, comme sur tous les autres. Les syndicats font donc vivre une petite "démocratie" interne dans les entreprises. Mais un patronat fasciste aimerait faire disparaître les syndicats, les interdire, ce qui fut fait de la Révolution avec la Loi le Chapelier jusqu'au Second Empire, ce qui fut repris avec joie par le Pétainisme. Cette droite constante fait face à une gauche constante. Mais cette droite représente une minorité face à une majorité. Est-ce démocratique et républicain que d'ignorer et mépriser les syndicats qui représentent les salariés ? En 2012, la question est risible : qu'est-ce qui aura été démocratique et républicain dans la Politique de l'UMP depuis 2002, et pire encore, depuis 2007 ? 

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Les structures de la CGT, toute une histoire... par CGT-TV


LA MANIF' : Histoire des mobilisations de rue -... par stemol

Oui, les Communistes ont du sang sur les mains - le sang des traîtres et des ennemis du Communisme

M. Le Pen a le réflexe des coups de menton. Désormais renvoyé à une retraite qui annonce d'ores et déjà une inévitable prochaine disparition (l'espérance de vie d'un mâle encore dopé à la testostérone de plus de 80 ans est actuellement réduite), l'homme-FN (parce qu'il incarne ce parti des haines et du mépris) a encore des coups de sang, surtout lorsque l'héritière est en difficulté. Et face à Jean-Luc Mélenchon, la stratégie de la Marine a coulé à pic : le silence fut souvent celui du qui-ne-dit-mot-consent alors que l'argumentaire du leader de Front de Gauche déshabillait les mensonges du FN, qui s'adresse aux populos pour leur faire croire qu'ils en sont, alors que tous leurs critères, goûts, valeurs, objectifs, relèvent du 1% dénoncés par les Indignés. Habitué aux rodomontades viriles, M. Le Pen a énoncé le voeu de déculotter M. Mélenchon qui depuis a fait rire tout le monde en répondant qu'il est déjà un sans-culotte. Face-à-face, le Fronteux promet de faire rendre gorge à M. Mélenchon, représentant des "communistes", qui "ont du sang sur les mains". Les communistes, des "tueurs" ? Oui : dans leur Histoire, certains le furent, et ils firent bien, parce qu'ils y étaient obligés. Les Communistes ont-ils le sang sur les mains des collaborateurs des nazis pendant la Guerre ? Oui, et ils firent bien. Les Communistes russes eurent-ils le sang sur les mains des "Blancs", les tsaristes ? Oui, et ils firent ce qu'ils jugeaient être bien et nécessaire, pour créer un monde aux antipodes de celui du Tsar et de toute la noblesse russe, le pays de l'Egalité et du Droit de Vivre. Et c'est ce qu'ils ont fait. Les soldats soviétiques ont eu le sang sur les mains des soldats des armées nazies ? Oui, et là encore, ils ont tellement bien fait que, sans eux, cette guerre était perdue. Et une dizaine de millions d'entre eux sont morts, par la violence des attaques de ces armées hitlériennes. On sait qu'à l'extrême-droite, les Collaborateurs pétainistes sont encore honorés. Un Brasillach a même récemment été honoré publiquement par... Jean-Marie Le Pen. Le rédacteur en chef de "Je suis Partout"  n'avait sans doute pas du sang sur les mains, grâce à ses gants blancs. Mais sa haine des Juifs et de la Résistance soutenait toutes les activités criminelles des polices pétainistes. Du sang sur les mains, et notamment de jeunes enfants, Brasillach en eut. Ceux qui l'ont condamné à mort ont-ils eux aussi du sang sur les mains ? Peut-être, mais si tel est le cas, ils ont choisi d'arrêter la folie criminelle de quelques Haineux, psychopathes. Les peuples qui se sont défendus étaient en situation de légitime défense. Et quand les Communistes furent sévères, c'est qu'ils tenaient à faire vivre et durer leur monde. Contrairement à ce que raconte sa légende établie par les Thermidoriens, Robespierre n'en eut pas, de sang sur les mains, et c'est le sien qui coula. Notre monde a développé des structures de dialogue, de négociation. Mais, hélas, trop de dirigeants placent leur pays dans des situations difficiles et de tension, et méprisent ces structures. Le FN continue d'alimenter un niveau de conscience réactif et extrêmement faible dans la connaissance de soi, des autres, du monde. Il synthétise toutes les bêtises et méchanchetés humaines possibles actuelles. Et parmi ces bêtises, il y a l'ignorance et le mépris de l'Histoire. Les membres et sympathisants FN vivent et défendent une conscience de l'Histoire déterminée par des fictions délirantes, des approximations, des généralisations, et des silences. Car comment comprendre que près de 70 ans après, des citoyens français puissent tranquillement rendre hommage à des traîtres, les Pétainistes, au nom "de la France" ? !
Les Détectives de l'Histoire - Épuration -... par Lacedemon

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Ali Ziri honoré par Stéphane Hessel, pas un mot dans les JT

En soutien au Collectif Ali Ziri, ce retraité mort « plié » par des policiers a eu lieu à Argenteuil le samedi 14 janvier à 14h, Salle du cinéma Jean-Gabin, Parc de la mairie d’Argenteuil, 12-14 Bd. Léon-Feix. Deux ans et demi après la mort d’Ali Ziri, suite à son interpellation par la police nationale d’Argenteuil le 9 juin 2009 avec son ami, Arezki Kerfali, conducteur du véhicule, les policiers impliqués dans la mort du retraité algérien âgé de 69 ans sont toujours en fonction. C’est inacceptable ! Le 24 juillet 2009, l’Institut médico-légal de Paris rend les conclusions d’une autopsie qui relève l’existence de 27 hématomes, et démontre qu’« Ali Ziri est mort suite à un arrêt cardio-circulatoire d’origine hypoxique, généré par suffocation et appui postérieur dorsal ». Le 15 avril 2011, les conclusions de nouveaux examens complémentaires affirment que « le manque de discernement des policiers a conduit à des comportements qui n’étaient pas sans conséquence sur l’état de santé de M. Ziri. ». Il y a aussi l’avis de l’ex-CNDS (Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité), évoquant un « traitement inhumain et dégradant ». Tout confirme que des violences policières sont à l’origine de la mort d’Ali Ziri. Et pourtant tous les actes demandés par les avocats de la famille Ali Ziri, comme l’audition des témoins et des policiers par un juge d’instruction et la reconstitution des faits, ont été refusés par le Procureur de la République de Pontoise. Par contre Arezki Kerfali, pourtant victime et témoin vivant, reste lui poursuivi pour outrage. Aujourd’hui, l’instruction est close. C’est en janvier 2012 que ce même procureur doit rendre ses réquisitions. Le collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri redoute un non-lieu, qui se traduirait tout simplement par l’abandon des poursuites contre les policiers impliqués dans la mort du retraité algérien.
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Collectif Ali ZIRI Interview d'Abdelkarim AÏCHI par LaurentJacqua

Vérité et Justice pour Ali Ziri 11septembre 2009... par E_varlin

Pourquoi le FN a t-il été tant gâté médiatiquement pour les Cantonales 2011 ?

Il faut avoir de la mémoire. Le FN et Marine Le Pen sont médiatiquement avantagés, même si le système médiatique se défend avec la diffusion d'une émission d'Envoyé Spécial, une autre sur Canal Plus. Mais sur l'ensemble des chaînes de télévision, sur bien des radios (avec les inimitables RMC et Sud-Radio), dans la continuité des programmes, du matin au soir, semaine après semaine, à travers des programmes différents, le soutien, explicite ou implicite, aux "idées", surtout aux sentiments, des dirigeants et des membres du Front National, est constant, évident, et les Cantonales 2011 en sont la preuve. Les médias se sont servis de "l'intronisation" de Marine Le Pen, héritière dynastique d'un parti qui n'a jamais eu de sympathie pour la démocratie, pour la mettre sur orbite médiatique en lui ouvrant antennes, micros, en utilisant des "sondages" qui selon ceux-ci attestaient de la "montée du Front National". Pourtant, les précédentes élections avaient été catastrophiques pour le Front National, et du point de vue des règles du CSA, le Front National ne pouvait prétendre à être autant servi, d'autant que dans le même temps l'extrême-gauche dans ses diverses composantes était "superbement" ignorée. Rien n'autorisait ces "médias de masse" à faire une telle publicité - sauf le désir. Le désir de voir le FN monter, dans ce contexte de difficultés économiques grandissantes, plutôt que de voir cette extrême-gauche monter, car celle-ci représente un réel danger pour ces "élites", économico-médiatiques. Nous allions voir ce que nous allions voir. Et nous avons vu. Les élections cantonales sont arrivées, se sont déroulées,jusqu'à leurs résultats définitifs, et le FN a été laminé. Et ce n'est pas un gauchiste qui le déclare mais le rédacteur en chef du "Point". C'est que si M. Le Pen est réputée très exagérément "charismatique", le FN est un désert de candidats... "crédibles" ! Hélas : depuis ces résultats catastrophiques (une nouvelle fois !), les médias de masse continuent de soutenir activement les "idées" et sentiments de cette extrême-droite.


Ep.5 : En 2012, on va leur faire un dessin -... par CN-PCF

Hugo Chavez s'occupe concrètement des problèmes des citoyens du Venezuela


Chavez défend son peuple contre les banques ! par librepenseur007


150.000 postes supprimés après, l'UMP ne comprend pas que d'autres veuillent mener une autre politique pour l'Education et la France

A l'UMP, les spécialistes de la dénonciation de "la pensée unique" (il faut se souvenir de l'épisode Zemmourien, du commentateur cumulard pour médias réactionnaires, renvoyé au Tribunal et condamné pour des propos bien connus) vivent et promeuvent leur "pensée unique" : tout ce qu'ils pensent, veulent, préfèrent, est bon, alors que tout ce que les autres pensent, veulent, préfèrent est mauvais pour la France. Aucun gouvernement et aucune majorité n'avaient autant attaqué l'Education Nationale, bastion populaire et de gauche. Mais la majorité UMP, largement convertie aux sentiments et aux thèses du FN,  a eu le "courage" de se faire plaisir et de faire plaisir à ces électeurs et électrices extrémistes. Et les postes ont disparu, année après année, sur la seule justification comptable des "économies". Pourtant, des "économies", il y avait et il y a tant de solutions pour en faire : diminuer "le train de vie de l'Etat", mettre au pain sec les hauts fonctionnaires en France et à l'étranger (ah la vie dans les ambassades, ah la vie des expatriés), diminuer le budget militaire (en le mutualisant avec d'autres pays européens), etc. Mais non. Le tonneau des Danaïdes, c'était l'Education. En fait, il n'y avait aucune rationalité à cette politique anti-éducation, et la seule justification des "économies comptables" était bien isolée en tant qu'argument unique. Et s'il n'y avait pas de rationalité, c'est que cette attaque organisée, constante, contre l'Education relevait d'un sentiment : le mépris ou pire, la haine. Car l'Education Nationale, répétons-le, bastion de gauche, représente aux yeux de ces élus et de ces citoyens de droite et d'extrême-droite cette auto-éducation populaire qui a tant changé l'Histoire de France en un siècle.  Mais il y a pire : ces suppressions d'emplois, commencées par M. Fillon en 2004, confirmées et amplifiées par l'UMP depuis 2007, l'ont été alors que la France connaissait, dans un premier temps entre 2002 et 2008, une croissance faible (inférieure à celle obtenue par le gouvernement Jospin entre 1997 et 2002), puis dans un second temps, une récession avant de parvenir à ce début de "dépression" économique en 2011. Or, lorsque "l'économie" - autrement dit ce que les prétendus spécialistes désigne par réduction - à savoir l'ensemble des activités de production et de service des entreprises "privées" connait une récession-dépression, le fait qu'un Etat y contribue par des suppressions d'emplois constitue un facteur d'aggravation, et, économiquement comme politiquement, constitue une folie. Mais voilà : les dirigeants UMP sont atteints par une forme d'hystérie à l'égard de l'emploi puisque les suppressions les réjouissent ! Trop d'emplois ! Trop de fonctionnaires ! trop de salariés ! Trop + trop + trop = un chômage qui augmente, et c'est ce qui se passe en ce moment. Mais ils peuvent compter sur des médias complices et des opposants très mous et aveugles pour ne pas faire le lien entre leur politique de destruction d'emplois et l'augmentation du chômage. Pourtant, il s'agit d'un simple rapport de causalité. Ce que les professeurs, les élèves et leurs parents ont subi à travers cette asphyxie de l'Education Nationale aura été le symbole d'un quinquennat catastrophique.

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"Une victoire qu'il faut consolider dans les fondements"
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Il y a des instants qui se savourent et que nous prolongeons en de longs moments de silence heureux. Dimanche 6 Mai, ce que les réseaux sociaux annonçaient déjà depuis une heure s'est confirmée : Nicolas Sarkozy apprenait que son "contrat" avec le…
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Le 6 Mai, une décision décisive

Entre l'extrême-gauche et l'extrême-droite, il n'y a rien de commun, sauf ce terme bien pratique pour les bourgeois centristes qui considèrent que ces deux parties de la sociologie politique se valent. La gauche la-plus-à-gauche et la droite…
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Il y a des pays où il y a des citoyennes, des citoyens, des salariés, des employeurs, capables de se rencontrer, de se parler, sur un principe permanent et réel : le respect. Parce qu'ils ont des revenus supérieurs, d'excellentes conditions de vie,…
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Michel Cornillon : pour une Gauche attentive, réflexive et active

1 - Michel Cornillon, Raymond Aubrac vient de nous quitter. Le régime le plus pétainiste depuis 1945 a tenté de nous faire croire qu’ils lui rendaient sincèrement hommage. Dans votre ouvrage, vous évoquez cette persistance du pétainisme à la tête…
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"Dimanche 22 avril, votez pour la France libérée et vivez une journée de fête"
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Dimanche 22 avril, votez pour la France libérée et vivez une journée de fête

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"Notre soutien à Médiapart"
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Notre soutien à Médiapart

La connaissance des actions publiques et de certaines actions privées est-elle, utile, nécessaire, vitale pour des consciences humaines ? Ou comme le dit un célèbre slogan de gauche par rapport à l'éducation, faut-il essayer l'ignorance ? Le…
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"Les élections 2012 "pour changer" ? :une nouvelle Economie fondée sur des règles équitables et sensées (3ème partie)"
6 avr.
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Les élections 2012 "pour changer" ? : une nouvelle Economie fondée sur des règles équitables et sensées (3ème partie)

Après les catastrophes du Reaganisme-Thatchérisme-Bushisme dont les dégâts ont été nationaux et internationaux, la France sous influences libérales-américaines (télévisions, cinémas, Big Business avec les grandes entreprises, "managements" et autres…
6 avr.

L'Euro, les commerçants ont spéculé sans contrôle

La monnaie EUROpéenne est devenue un sujet de débat :  en être, ne pas en être, revenir au "franc", etc. Il faut savoir ce qu'est une monnaie. Etienne Chouard vous aide depuis dix ans à connaître les conditions et les mécanismes. La monnaie a pour objet de circuler à côté des marchandises, en tant que marchandise spéciale : la valeur virtuelle. En soi, toute marchandise monétaire ne vaut que son pesant de plomb, de papier, mais par convention, des citoyens qui veulent échanger acceptent de reconnaître que la valeur affichée correspond à une valeur réelle, et que, en échange de biens, la valeur transmise est bien une valeur qui vaut par ailleurs. La monnaie suppose donc la transcendance de la valeur. Dans cette suite de chiffres, la valeur monétaire requise des biens fluctue. Ce sont les conditions de cette fluctuation qu'il faut comprendre. Avec l'usage de l'euro, une des causes a été la volonté spéculative des commerçants eux-mêmes. Du jour au lendemain, un café au comptoir valait 5 francs, puis un euro, soit 1,65 franc de plus, soit quasiment un tiers de sa valeur avant modification. Or, qu'est-ce qui a permis aux commerçants de modifier dans une telle ampleur les prix ? Le fait que, légalement, ils n'aient aucune obligation de limiter-fixer les prix sur des critères objectifs ni de limiter les hausses. C'est le laisser-faire par excellence. Les citoyens considèrent-ils que ce laisser-faire est abusif, alors que dans le même temps leurs salaires étaient, eux, écrasés ? Dans un monde comme le nôtre, l'encadrement des prix est un projet complexe, complexe, mais possible, possible mais nécessaire, mais nous nous passons de ce nécessaire. Les commerçants ont le sourire, mais ont adopté le profil des pleureuses : "ça eut payé, mais ça ne paye plus". Et si nous publions les comptes de résultat ?

Rue89 : Oui, un enfant de riches coûte plus cher à l'Etat qu'un enfant de pauvres

"Michel Sapin, chargé du projet présidentiel de François Hollande, était mardi sur LCI pour expliquer le choix de son champion de « rapprocher », voire fusionner, la CSG, contribution sociale généralisée, et l'impôt sur le revenu. Le député de l'Indre, qui multiplie depuis quelques jours ses apparitions médiatiques, s'en est pris au quotient familial, que le PS remplacerait bien par un crédit d'impôt forfaitaire pour chaque enfant. Une telle réforme permettrait aux parents qui payent peu ou pas d'impôts sur le revenu de profiter eux aussi du coup de pouce de l'Etat. Michel Sapin :

« Aujourd'hui, un enfant de riches, ça apporte beaucoup plus de baisse d'impôts qu'un enfant de pauvres. Est-ce normal ? Non. Il faut faire en sorte que ce soit juste. »

Mais que rapporte (ou coûte) au juste un enfant de riches ? Et un enfant de pauvres ?"

 
 
 

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Les élections 2012 "pour changer" ? : une nouvelle Economie fondée sur des règles équitables et sensées (3ème partie)

Les élections 2012 "pour changer" ? : une nouvelle Economie fondée sur des règles équitables et sensées (2ème partie)

Les élections 2012 "pour changer" ? : une nouvelle Economie fondée sur des règles équitables et sensées (1ème partie)

Le meilleur ami du fasciste manichéen, c'est le fasciste manichéen

Pourquoi Mohammed Merah aura été un criminel et AUSSI une victime, de la manipulation mentale, 1ère partie

Fukushima, les conséquences de 50 ans de droite japonaise

En Aquitaine, le Front de Gauche cerne les Châteaux des 1% - Entretien avec Christophe Miqueu

En Grèce, contre les crimes de l'UE et du FMI, le peuple grec est debout

Les meetings du Front de Gauche vus par le photographe Rémy Blang

Face à la carotte des "référendums" et aux simplismes des valeurs, faites une campagne citoyenne

Les morts de la rue ("SDF", sans-abris, etc) : Une exclusion-crime contre l'Humanité ?

Serge Letchimy a raison de faire le lien parce que celui-ci est historique

Gays et Lesbiennes, vers l'égalité républicaine des droits, instrumentalisés eux aussi pour faire croire à un vote FN

Pourquoi Libération a publié le 9 janvier 2012 un numéro dont le titre était volontairement inquiétant et à l'analyse trompeur ?

La crise a bon dos

Pourquoi le FN a t-il été tant gâté médiatiquement pour les Cantonales 2011 ?

2012, des élections décisives

L'affaire Renault

Sauveterre la Féodale a honoré une Vierge colonialiste

L'Euro, les commerçants ont spéculé sans contrôle

Ivan Glasenberg, Glencore

Pierre Laurent contre Yves Calvi, vous n'en avez pas entendu parler

15000 volts, brûlé à 90%

Eva Lesalon, le goût des autres elles

Femen a incarné une indépendance

La blogueuse égyptienne réclame la vérité nue

La Commune de Paris, 140 ans après, oubliée, honorée

Sans "l'Ombre d'un Doute", Frank Ferrand raconte à propos de la Révolution, de la Vendée et de Robespierre, une Histoire falsifiée

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L'Europe, la Hongrie et le fascisme d'aujourd'hui: l'alarme de Paxton (par Edwy Plenel)

Robert O. Paxton (lire ici sa notice Wikipédia) publia cette étude, titrée The Anatomy of Fascism pour sa version anglaise, dans le contexte particulier de l'après-11 Septembre et de la présidence de George W. Bush, marquée par un crispation essentialiste, missionnaire et guerrière, de la nation américaine. Tout le propos du livre est de répondre à cette question aussi complexe à éclairer qu'elle est simple à formuler: «Qu'est-ce que le fascisme?». Et, après y avoir répondu en revisitant les deux fascismes qui s'imposèrent, l'italien et l'allemand, de se demander quelles formes prendrait un fascisme d'aujourd'hui. Posées en 2004, ces questions ont encore plus de force sept ans après, quand la crise financière ébranle les certitudes et les situations apparemment les plus solides et les mieux établies. Ce qui suit tient donc de la note de lecture plutôt que d'un article inédit, d'où sa place sur mon blog du Club plutôt que dans le journal de Mediapart.

 

La réponse de Paxton, c'est qu'il faut repérer et catégoriser le fascisme sur la base de son action concrète plutôt que de son apparence conjoncturelle, historiquement datée. «Il n'y a pas d'habit particulier pour ce moine-là», écrit-il après avoir démontré que les fascismes ont toujours été «plus hétéroclites que les autres "ismes"». Tout simplement parce que leur socle commun – le refus du droit naturel, du droit d'avoir des droits, de l'égalité des individus, de celle des "races", ethnies ou origines, et donc de celle des peuples et des nations – les mène toujours à une essentialisation d'une identité nationale fantasmée et exacerbée. «La communauté vient avant l'humanité dans le système de valeurs fasciste,explique Paxton, et le respect des droits individuels ou des procédures légales y laisse la place à l'asservissement à la destinée du Volk (version allemande) ou de la razza (variante italienne). Il s'ensuit que les mouvements fascistes nationaux ont pleinement exprimé leurs particularismes culturels.»

D'une rigueur aussi minutieuse que précautionneuse, l'ouvrage de Paxton comporte une mise en garde pour aujourd'hui, à la fois rationnelle dans ses attendus et mesurée dans son énoncé, et qui n'en a donc que plus de force. La voici: «Par définition, la vaccination de la plupart des Européens contre le fascisme originel, à la suite de son humiliation et de sa déchéance publiques en 1945, est temporaire. Les tabous de l'époque vont inévitablement disparaître avec la génération des témoins oculaires des faits. De toute façon, le fascisme du futur – réaction en catastrophe à quelque crise non encore imaginée – n'a nul besoin de ressembler trait pour trait, par ses signes extérieurs et ses symboles, au fascisme classique. Un mouvement qui, dans une société en proie à des troubles, voudrait "se débarrasser des institutions libres" afin d'assurer les mêmes fonctions de mobilisation des masses pour sa réunification, sa purification et sa régénération, prendrait sans aucun doute un autre nom et adopterait de nouveaux symboles. Il n'en serait pas moins dangereux pour autant.»

Par exemple,

Les psychopathes règnent sur Wall Street

La crise financière vous paraît complètement folle? C’est aussi l’avis de Clive R. Boddy, professeur à l’université de Nottingham. Dans un article intitulé «The Corporate Psychopaths Theory of the Global Financial Crisis» publié dans leJournal of Business Ethics, il défend l’hypothèse qu’un grand nombre des hauts responsables financiers seraient atteints de psychopathie.

Clive R. Boddy décrit les psychopathes, qui constitueraient 1% de la population, comme des personnes «manquant de conscience, ressentant peu d’émotions, et se montrant incapables d’éprouver des sentiments, de la sympathie ou de l’empathie envers les autres».

Jusqu’au XXe siècle, les entreprises étaient restées plutôt figées, à l'abris des changements. Un calme qui permettait de repérer facilement les psychopathes. L’avènement d’un capitalisme débridé à partir des années 1980 vient remettre en cause cette stabilité, comme le rapporte le site Bloomberg. Dans un monde désormais en perpétuel bouleversement, ils ont tendance à passer plus inaperçus… et à accéder à des postes à responsabilité.

En effet, d’après Clive R. Boddy,

Guy Birenbaum démontre que le sondage de Libé du 9 janvier 2012 est étrangement présenté par la rédaction de Libé !

Il suffit de décortiquer le détail du sondage qui fait la une deLibération pour s’apercevoir qu’il y a quelque chose qui cloche…Voici la question qui fâche…

 "Si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu dimanche prochain, pourriez vous voter pour Marine Le Pen"

 Réponses 

NSP 2%

Oui certainement 8%

Oui, probablement 10%

Non, probablement pas 12%

Non, certainement pas 68%

10 plus 8  = 18 !

 Et pourtant l’institut de sondage et Libération nous expliquent bien que "30% n’excluent pas de voter pour Marine Le Pen".

 Comment passent-ils de 18 à 30 ?

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 "Quand elle emprunte des thèmes à la gauche, il s’agit d’une imposture. J’ai interrogé Marine Le Pen au sujet des Fralib en lutte (usine de thé et d’infusion des Bouches-du-Rhône – NDLR). Le FN…

Publié(e) par CENT POUR CENT REDACTION le 21 janvier 2012 à 19:34 1 Commentaire

 "Quand elle emprunte des thèmes à la gauche, il s’agit d’une imposture. J’ai interrogé Marine Le Pen au sujet des Fralib en lutte (usine de thé et d’infusion des Bouches-du-Rhône – NDLR). Le FN colle sur les affiches de la CGT Fralib, et lorsqu’une aide de 28 000 euros a été votée par la région Paca, un seul groupe a voté contre, le Front national. Et Marine Le Pen n’est pas capable de dire pourquoi. Le ton ouvriériste de ce parti est une chimère : il n’y a aucun ouvrier dans son…

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Médiapart

Ayrault et Hollande, le couple exécutif cherche son équilibre

Jean-Marc Ayrault vient de dévoiler son gouvernement. Mais le flou demeure encore sur l'équilibre des pouvoirs qui animera sa relation avec le président François Hollande. Un fil rouge devrait néanmoins accompagner l'action de Matignon : celui de l'exemplarité et de la rénovation de la vie politique.

« Le redressement de la France, dans la justice ».

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Les surprises d'un gouvernement du socialisme divers

Trente-quatre ministres et beaucoup de surprises. Ce premier gouvernement, certes réservé au PS avec seulement quatre ministres non socialistes, affiche une réelle diversité. Parité, nouvelles générations, fortes personnalités ou inconnus, nouveaux découpages ministériels et intitulés parfois exotiques... C'est cet attelage varié que va devoir piloter Jean-Marc Ayrault. Revue de détail.

Trente-quatre ministres et quatre qui ne sont pas socialistes.

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Karachi: la note secrète qui piège les socialistes

© Reuters

Un document de Matignon sur la vente des sous-marins Agosta au Pakistan, portant les commentaires et le paraphe de Lionel Jospin, a été déclassifié le 4 mai et communiqué à la justice. En avril 1998, le premier ministre socialiste a validé « la poursuite de l’exécution du contrat » malgré l’existence de « circuits de financement suspects ». La justice ne sera jamais saisie.

Les socialistes savaient.

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Cannes 2012: Wes Anderson, homme d'ouverture

«Moonrise Kingdom» de Wes Anderson «Moonrise Kingdom» de Wes Anderson

Moonrise Kingdom est présenté ce soir, mercredi 16 mai, en ouverture et en compétition du 65e festival de Cannes. Un film de Wes Anderson, où son univers se déploie, s'approfondit. Et c'est aussi cela qu'ouvrir veut dire : promettre, encourager, agrandir.

Wes Anderson ouvre ce soir mercredi 16 mai, le 65e festival de Cannes, avec la présentation en compétition internationale de son septième long mé

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Le patronat se cherche un représentant moins encombrant que Maurice Lévy

Le maintien de Maurice Lévy à la présidence de l'Association française des entreprises privées, puissant lobby patronal, semble impossible après le scandale de ses rémunérations. Il y a urgence à lui trouver un remplaçant : le projet de Hollande d'imposer à 75 % les rémunérations au-dessus de 1 million les menace tous.

« Ce n’est pas possible. Maurice Lévy ne peut pas rester à la tête de l’association française des entreprises privées (AFEP).

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Rue89

Fabius, l’homme du « non » au service du président du « oui »

« Fabius, mais il a voté “non” à l’Europe en 2005 »... Cette réaction revenait souvent ces derniers jours dès qu’on évoquait l’arrivée de Laurent Fabius à la tête de la diplomatie française, avec le risque de brouiller la lisibilité de la politique française au moment où François Hollande veut renégocier un autre traité européen.

De fait, le référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005 fut une véritable bataille d’Hernani, et tout particulièrement au sein du PS où François Hollande et Laurent Fabius se sont trouvés de part et d’autre de la tranchée.



Ministres : les 16 petites phrases qu’on risque de leur ressortir

Pour chaque ministre du gouvernement, les ennuis commencent. Voici, pour plusieurs d’entre eux une déclaration qui risque de les suivre au gouvernement, au parlement et dans les médias.

1

Jean-Marc Ayrault

Premier ministre

« Si l’Etat décidait d’abandonner [le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes] les conséquences seraient extrêmement graves. Ce ne serait pas simplement l’abandon d’un projet, mais de tout l’Ouest. Je ne peux pas l’imaginer. »

Propos recueillis par Presse Ocean (octobre 2009).

2

Laurent Fabius

Ministre des Affaires étrangères

« Nous romprons avec l’indulgence...



La liste des ministres du gouvernement Ayrault

Premier ministre : Jean-Marc Ayrault.

Ministres



Pour se (faire) racheter, Facebook tente le (partiellement) payant

« C’est gratuit et cela le sera toujours », claironne Facebook sur sa page d’accueil. Une mention sans doute apparue pour faire taire les rumeurs qui se propagent régulièrement et qui annoncent la fin de la gratuité du réseau social.

Mais depuis quelques jours, la rumeur est presque devenue réalité : le réseau social aux 900 millions de membres expérimente – en Nouvelle-Zélande – une fonctionnalité payante pour les utilisateurs. Une première.

Aujourd’hui, seuls 12% de vos amis voient ce que vous postez sur le réseau. La faute à un algorithme : plus vos photos de vacances ou vos...



Libération

Jean-Michel Jarre remixé 36 ans après

Les Nuits Sonores ont mis Oxygène au programme, revisité par trois DJ.


ASI

Mais que portait "Monsieur Trierweiler" ?

Article - observatoire :
Vous n'avez pas pu le rater, c'est quasiment dans tous les journaux : Valérie Trierweiler portait une robe de mousseline noire pour l'investiture de son compagnon François Hollande. En revanche...

France attaquée : Fiorentino, prophète en carafe

Vite dit - éconaute :
Pas simple d’être un prophète… surtout quand on se trompe dans sa prophétie. Marc Fiorentino en fait les frais ces derniers jours, avec sa prophétie sur une "attaque contre la France" au ...

Hollande et sa montre à l'envers : le making of

Vite dit - vu :
"Fini de rire" pour Hollande, pas pour Le Point. L'hebdomadaire ironise sur la nouvelle posture de François Hollande, jusqu'ici réputé pour ses blagues mais qui doit désormais incarner le sérieux...

Guerre des micros à Villacoublay

Vite dit - buzz :
Hier, un journaliste de TF1 et un de France 2 se sont livrés à une véritable guerre... de micros ! Présents en même temps sur le tarmac de Villacoublay, Christophe Pallée (TF1) et Franck ...

Hollande et Merkel unis face à la Grèce (presse internationale)

Vite dit - lu :
Une partie de la presse européenne et même internationale met la rencontre Hollande-Merkel à la Une, sans cacher les divergences de deux dirigeants, mais en soulignant leur position commune face à...

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